Jean-Charles QUILLIN

 

 

Expositions individuelles - Solo exhibitions

Linton Gallery (London) - BlacArt Gallery (London) - Galerie & Edition (Zurich) - Galerie Liliane François (Paris) - Centre d’Art Contemporain, Raymond Farbos, (Mont de Marsan) - Galerie Margot (Canada) - Galerie Bonhomme (Liége, Belgique) - Galleri Överkikaren (Stockholm) - Galerie Pierre Marie Vitoux (Paris) - Covart’s Gallery (Luxembourg) - Galerie Le Clos Des Cimaises (France) - Galerie  Du Jansanet (Troyes).

 

Expositions collectives - Group Exhibitions

Galerie Pierre Marie Vitoux (Paris) - Galerie Capazza (Nançay) - Centre d’Art Contemporain de Mont de Marsan

 

Collection publiques - Public collections

2000: Musée d’Art Contemporain, Mont de Marsan

2002: La Mairie de Bourges

 

Parutions - Books

2001-2002: Recueils de Poésie

 

Quelques mots...

Jean-Charles Quillin.

 

La voie des ténèbres.

"Cette œuvre rare est l’une des plus denses qui soient. L’univers de Jean-Charles Quillin, né peut-être de la cendre d’un volcan, s’accomplit sourdement dans un exceptionnel magma de chair et de mystères. Sa langue sombre et décalée, sidérante et enfouie, est de terrible présence.

 

Jean-Charles Quillin, secret magicien, dit la nuit d’origine des corps, et sa très longue immense sortie des ténèbres. Corps des cendres, ou même les lumières ont cessé de faire semblant d’exister… L’or des nuits tremble sur la peau. Ces êtres sont là comme s’ils avaient toujours été là. Immobilisés de solitude. Traversés de nuits, ils ont traversé le désastre. Quand l’abstraction s’empare de sa création, Quillin traque les sources du noir au surgir du néant. Le chaos tressaille, et ses rythmes de fièvre saccagent l’espace. L’opacité veille et croit. Elle s’étale et prend l’univers à son compte. La fin des lumières et la fin des temps ne font plus qu’un. Peinture hors durée.

 

L’artiste, toujours acculé à ses lointains, n’est pas dupe de sa prise de risque et ses phrases sont denses : «  J’exprime ce qui me semble être le contenu de ses formes et des sens appartenant à mon espace vital, où cohabitent lumière et matière. Je ne peux en aucun cas les ignorer dans la grandeur spirituelle. Ma peinture est aussi une vision représentative d’un ailleurs, un ailleurs nu qui est en soi et hors de soi, un vaste champs, où monde matériel et spirituel ne font qu’un. La gamme de noirs utilisée  doit rester sensible et provocante, et entraîner une réaction qui est bien au-delà du conscient. »   

 

« Je peins car mes rêves sont imparfaits. »

« Le résultat de toute cette alchimie réactive le psychisme, et me renvoie à la quintessence de la matière dans sa naissance, peu importe l’image figurative ou abstraite, le but est de m’affranchir de mes connaissances, d’aller dans les profondeurs de l’être en expulsant tout sentiment. Les formes qui occupent la surface de mes toiles sont nues. Cette nudité laisse apparaître l’intime comme une révélation. Je peins, car mes rêves sont imparfaits. Nos rêves, nos rides et nos joies sont la couleur d’un chant fredonné dans l’air depuis la nuit des temps. »

 

La nostalgie des fêtes d’hier, ou d’avant-hier, à l’époque disparue de la Renaissance des couleurs -fussent-elles maintenant sacrifiées- ou encore l’aristocratie des êtres, quand elle faisait semblant d’exister, toute cette féerie sacrilège hante les peintures de Quillin, dandy fragile des extrêmes de la vie et de la mort. Ses êtres posthumes brûlent d’une vie implacable, car ils ont survécu à leur mort. Ils sont les servants d’un impensable rite vital, les témoins silencieux de nos rêves impossibles, et leur regard troue l’étendue. Etres de toutes nos pertes, ils n’ont plus rien à perdre. Ils s’abandonnent à l’absence des rêves. Et comme la matière de cette œuvre est belle. On la dirait travaillée du dedans par des siècles d’oublie. On dirait des traces de trésors depuis toujours abandonnés. L’art de Jean-Charles Quillin, et ses talismans humains, hantent une terre inconnue."

 

Christian Noorbergen.

Artension 2013

 

Lien utile

http://www.jean-charles-quillin.fr/